Fils de
carrossier, j’aurais dû suivre la même
voie tout
naturellement.
Moi, je
voulais travailler le bois, jouer avec la matière et
créer.
C’est le métier
d’ébéniste qui
m’inspirait ;
en fait, je fis des études de mécanicien, un
métier
que jamais je n’exercerais.
Une
rencontre fut le point de départ de cette passion qui me
porte encore aujourd’hui. Adieu le travail de raison et
bonjour le
moulage, la matière, la création et
l’aventure.
Mon axe
de recherche est la nature et l’eau,
et c’est avec
la porcelaine ?ma matière de
prédilection?
que je transpose mes créations, avec elle c’est
une relation
de complicité qui s’est établie. Au
cours de
promenades dans la nature, dans les jardins, je puise en grande
partie mon inspiration.
J’utilise
entre autre la technique de la prise d’empreinte qui est un
arrêt
sur image, une photo qui reflète un moment
précis. Dans
cette technique, le moindre détail est présent.
La
feuille de châtaignier, d’érable, de
houx, passe ainsi
du vert au blanc.
Dans ce
travail, je souhaite que le spectateur soit rempli
d’émotion
comme s’il avait devant lui un échantillon de
nature, avec
sa souplesse et sa rigidité, sa fragilité et sa
robustesse.
L’eau,
élément essentiel à la vie, est libre,
magique, capricieuse et secrète.
D’où
vient- elle ? Où va-t-elle ? Elle vous
glisse entre
les doigts et quand elle vous échappe, ce ne sont que des
gouttes qu’il vous reste.
La
goutte, forme harmonieuse est
omniprésente dans ma
création, coule, se pose sur les pièces pour
donner vie
à des objets, des objets de vie.
« Au
travers de mon travail, j’essaie de faire partager mon
ressenti,
mes vibrations, mes émotions que me donne la nature, avec
les
spectateurs qui, par leurs regards et expressions, me donnent une
motivation pour continuer.
Un
travail, une recherche qui sera sans doute celle de toute une
vie ».